ИСТИННА Пушкин LA VERITE Poème de Pouchkine de 1816

 ИСТИННА Пушкин – LA VERITE 1816 
Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

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ALEXANDRE POUCHKINE 1819
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 ИСТИННА Пушкин 

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

la-verite-pouchkine-artgitato-la-verite-jules-joseph_lefebvreLa Vérité
Jules Joseph Lefebvre
1870
Musée d’Orsay Paris

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
ИСТИННА Пушкин 


LA VERITE
 1816

 

 РОЗА Пушкин 

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ИСТИННА POUCHKINE LA VERITE

Издавна мудрые искали
Les sages depuis longtemps recherchent
Забытых Истинны следов
Les pistes de la vérité oubliée
И долго, долго толковали
Depuis longtemps, longtemps, ils interprètent
Давнишни толки стариков.
Les rumeurs, depuis les premiers hommes.
Твердили: «Истинна нагая
Ils disaient :  « Vraiment nue
В колодез убралась тайком»,
Elle s’est cachée dans un puits »,
 И, дружно воду выпивая,
Il n’y avait plus qu’à boire cette eau,
Кричали: «Здесь её найдём!»
Ils ont crié: « Ici, nous la trouverons ! »

*

Но кто-то, смертных благодетель
Mais quelqu’un, un bienfaiteur du monde
(И чуть ли не старик Силен),
(Sans doute le vieux Silène)
Их важной глупости свидетель,
Témoin de leur bassesse,
Водой и криком утомлен,
Fatigué de ces eaux et de ces pleurs,
Оставил невидимку нашу,
Quitta la belle invisible,
Подумал первый о вине
Pensa d’abord au vin
И, осушив до капли чашу,
Et, buvant la coupe jusqu’à plus soif,
Увидел Истинну на дне.
Vit au fond la vérité.

 

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LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

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 ИСТИННА Пушкин