Дон Пушкин LE DON Poème de Pouchkine 1829

Дон Пушкин 1829 
Alexandre Pouchkine
русский поэт- Poète Russe
русская литература
Littérature Russe

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ALEXANDRE POUCHKINE 1829
pushkin poems
стихотворение  – Poésie
 Дон Пушкин 

 

 

POUCHKINE – Пу́шкин
Алекса́ндр Серге́евич Пу́шкин
1799-1837

[создатель современного русского литературного языка]

TRADUCTION JACKY LAVAUZELLE

le-don-pouchkine-poeme-de-1829-artgitato-cosaques-du-don-timbre-russe-2010Cosaques du Don
Timbre russe
2010

 

LA POESIE DE POUCHKINE

СТИХИ АЛЕКСАНДРА СЕРГЕЕВИЧА ПУШКИНА
Пушкин 


Дон
Le Don
 1829

 

  Дон Пушкин 

Блеща средь полей широких,
Il s’étale sur les larges prairies,
Вон он льётся!.. Здравствуй, Дон!
Là, il coule ! .. Bonjour à toi, Don !
От сынов твоих далёких
Tes fils lointains
Я привёз тебе поклон.
Te portent le salut.

*

Как прославленного брата,
Comme leur illustre frère,
Реки знают тихий Дон;
Les rivières connaissent le calme Don ;
От Аракса и Евфрата
De l’Araxe et de l’Euphrate
Я привёз тебе поклон.
Elles te saluent.

*

Отдохнув от злой погони,
Après les éreintantes chevauchées,
Чуя родину свою,
Sentant leur patrie,
Пьют уже донские кони
Buvez chevaux Du Don
 Арпачайскую струю.
Dans les flots de l’Arpatchaï !

*

Приготовь же, Дон заветный,
Prépare la même chose, Don chéri,
Для наездников лихих
Pour ces fringants cavaliers
Сок кипучий, искрометный
Prépare ce breuvage bouillant et étincelant
Виноградников твоих.
De tes célèbres vignes.

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Дон Пушкин POUCHKINE LE DON

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LES JUGEMENTS DE Tolstoï
SUR LES POEMES DE POUCHKINE

Ayons donc pleine confiance dans le jugement du comte Tolstoï sur les poèmes de Pouchkine, son compatriote ! Croyons-le, encore, quand il nous parle d’écrivains allemands, anglais, et scandinaves : il a les mêmes droits que nous à se tromper sur eux. Mais ne nous trompons pas avec lui sur des œuvres françaises dont le vrai sens, forcément, lui échappe, comme il échappera toujours à quiconque n’a pas, dès l’enfance, l’habitude de penser et de sentir en français ! Je ne connais rien de plus ridicule que l’admiration des jeunes esthètes anglais ou allemands pour tel poète français. Verlaine, par exemple, ou Villiers de l’Isle-Adam. Ces poètes ne peuvent être compris qu’en France, et ceux qui les admirent à l’étranger les admirent sans pouvoir les comprendre. Mais il ne résulte pas de là, comme le croit le comte Tolstoï, qu’ils soient absolument incompréhensibles. Ils ne le sont que pour lui, comme pour nous Lermontof et Pouchkine. Ce sont des artistes : la valeur artistique de leurs œuvres résulte de l’harmonie de la forme et du fond : et si lettré que soit un lecteur russe, si parfaite que soit sa connaissance de la langue française, la forme de cette langue lui échappe toujours.

Léon Tolstoï
Qu’est-ce que l’art ?
Traduction par T. de Wyzewa.
 Perrin, 1918
pp. i-XII

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 Дон Пушкин